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Echappées Belles

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  • Echappées Belles

    tourne et vrombit dans ma tête comme une échappée belle.

    Je rangeais sous ce terme trois films qui me tiennent particulièrement à coeur
    -Pierrot le Fou de Godard
    http://www.youtube.com/watch?v=ycg2yb3qiUo

    -Wild at Heart (Sailor et Lula) de David Lynch
    http://www.youtube.com/watch?v=DSn43gVfwi8
    -The Passenger (Professsion : reporter ) d'Antonioni

    Lui, elle, sur la route. Eux qui les poursuivent. Ca qui les relie, Il/elle qui s'aiment, se trahissent.


    Pierrot le Fou repassait dans les salles étoilées de la rue Champollion,
    je n'ai pas pu resister, et comme ma tête était en pleine ébulitions
    grâce à nos Seules Révolutions je n'ai pu m'empêcher de tisser des parallèles, trouver des concordances. Bien sûr que ce sont des coïncidences, bien sûr que l'art est tissé d'emprunts et d'influences. Pierrot le Fou est un immense et merveileux collage. Et de nouveaux sens émanent de ces rencontres...


    -La Liberté absolue

    H130 :
    -Isn't this Liberty, on our own.
    -Wherever, whatever we please.
    (...)
    -Just US allone.
    -Free from duty. From regulation.
    From everyone and anything.

    -Y a dix minutes je voyais la mort partout, maintenant c'est le contraire.
    Regarde : la mer, les vagues, le ciel...Ah ! La vie est peut-être triste mais elle est
    toujours belle parce que je me sens libre. On peut faire ce qu'on veut. A droite, à gauche, à gauche, à droite.
    - Ah le petit con, le petit con ! Il roule sur une ligne droite il est forcé de la suivre jusqu'au bout !
    - Quoi ? Regarde !»

    Cette voiture qui sort de la route pour se plonger dans la méditerranée : c'est l'histoire qui déraille.
    J'aime en lisant O.R. créer des déviations, plonger de l'autre côté, retourner le lirve.


    -Pendant le générique bicolore de Pierrot le Fou, comment ne pas penser maintenant à OR, aux voyelles de Rimbaud : à la fin du générique deux O restent à l'écran, puis le film commence.


    -Les coeurs brisés
    S182 : Give me Pain. Past and Fury.
    Betray my way. I won't abandon you.

    L'amour est fait de ces trahisons et réconciliations et retours...

    Pierrot, Marianne et l'amour Fou : ils s'aiment et pourtant Marianne manipule et trahit Pierrot, et pourtant Pierrot méprise parfois Marianne de ne pas le suivre dans ses concepts (P : on ne peut pas avoir de conversation sérieuse avec toi/ M : le problème c'est que tu me parles avec des idées et que je te réponds avec des sentiments).
    Ils sont deux langues différentes, deux mondes différents, qui se croisent, ne coïncident parfais complètement.

    Des deux versants du langage : rappelez vous quand ils font la liste des choses qu'ils aiment, complètement différente et qu'ils concluent chacun par "tout, quoi"...


    -L'autre Opaque.
    "Quand Marianne dit "il fait beau", je n'ai que cette image d'elle". Impossible de savoir ce qu'elle pense.
    Nous n'avons souvent que cet extérieur de l'autre et souvent nous le façonnons à notre guise : dans la première partie d'OR, on voit bien à quel point les protagonistes ne perçoivent l'autre qu'à l'aune de leurs propres fantasmes.

    -Jusqu'au bout de la Ligne
    "tu m'as dit qu'on irai jusqu'au bout
    -jusqu'au bout de la nuit, oui."



    -Le nerf de la Guerre
    -H : "We're so poor"
    Marianne "comment on va faire sans argent, pour payer l'essence"
    Faire des petits boulots, raconter des petites histoires : dur de s'arracher au système, quand il faut encore payer l'essence,
    les petits riens contre la liberté totale.


    -La Ford Galaxy
    Pierrot vole un Ford Galaxy,
    et quel nom poétique... bien sûr vous en trouverez une dans OR... what else to ride ?


    -La vida es sueno.
    Je n'avais jamais remarqué que Pierrot gémit et crie avant de se réveiller dans l'apartement de Marianne, au début. Le même cri se retrouve quand il a la face peinte en bleu, à la toute fin. OR donne des idées : il rêve peut-être de ce grand suicide méditerranéen. Peut-être qu'à la fin du film, il se réveille à nouveau chez Marianne. Mort, "Reveille Rebel !" et Renaissance.



    -"C'était un roman d'amour, c'était un livre d'aventure.
    C'était un roman d'amour."




    Dans Wild At Heart
    ce ne sont pas des Teenagers, mais leur amour est brûlant !

    Tout le côté extatique des scènes de danse, de sexe : les personnages d'OR aussi sont WILD AT HEART
    plus précisémment,
    quand Sailor arrête d'un signe le concert de Rock pour régler son compte à un prétendant, et que toutes les filles le regardent alors qu'il fait une reprise d'Elvis au micro,
    Sailor se comporte comme Sam dans sa première partie !
    il a cette "gagne", pleine de violence et de Karaté qui lui fait gagner tous ses combats de manière triomphale, il se "voit'" peut-être de cette manière.

    Dans la seconde partie du film, il est humilié, le visage dans la poussière lors du braquage, il perd la partie, il échoue,il se fait tabasser à sa sortie de prison.

    Dans O.R. on va aussi de l'extatique au mélancolique : comme si la personnalité et les humeurs du personnages suivait les cyles de la lune, WANING and WAXING, la lune Montante et Descendante.

    et entre nous, le personnage de Bobby Peru n'est-il pas l'incarnation la plus parfaite du Creep ?
    http://www.youtube.com/watch?v=G56TRBUNkq4

    (dans Wild at Heart, il y a une pléthore de personnages mauvais oeuvrant dans l'ombre, THEM, très justement).




    J'en oubliais presque Bonnie and Clyde.

    Get together... échappée belle... l'ode à la liberté
    ça rappelle des souvenirs tout ça
    Last edited by Norkhat; 04-26-2009, 12:43 PM.

  • #2
    "This All world is Wild at Heart and Weird on Top" - Lula

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    • #3
      et ça...


      Chapitre 8. Une saison en enfer. L'amour est à réinventer. la vraie vie est ailleurs.
      Des siècles et des siècles s'enfuirent dans le lointain.
      Comme des orages.
      Je la tins contre moi
      et je me mis à pleurer.
      C'était le premier. C'était le seul rêve.

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      • #4
        Je vais peut-être dire une bêtise, mais n'y avait-il pas une allusion à Pierrot le fou dans La des feuilles ? (VF)

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        • #5
          C'est à toi de me le dire ^^, that'd be nice !

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