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bALD gNOME eRROR

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  • bALD gNOME eRROR

    Pour les readers Francais, (forgive my pauvre knowledge de language) la readers of l'edition Anglais are stumped by a reference to a "BALD GNOME ERROR" in of Leaves. Est-ce que un phrase or traduction phoenetique (hehe) that vous comprennez dans la francais pour "BALD GNOMR ERROR"??

  • #2
    bALD gNOME eRROR

    I post a reply today in the topic bald gnome error, but give you again the french translation we have (thanks to Claro) : "le gnome chauve Erreur"...Hope it helps. If you find something, don't hesitate to tell us...even in english !

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    • #3
      Je ne sais pas si vous avez noté que pwhite a apporté la probable origine du "gnome chauve Erreur" ici.

      Je le cite à nouveau :

      Originally posted by pwhite
      Reading an article on an unrelated subject, I came across a quote from Bloom’s Anxiety of Influence, from the chapter on apophrades: “The mighty dead return, but they return in our colours, and speaking in our voices, at least in part, at least in moments, moments that testify to our persistence, and not to their own.” This piqued my interest, so I took myself off to the library to have another look (I had skim-read the book years ago, but remembered very little of it). Imagine my surprise, then, when I read the chapter entitled ‘Kenosis, or Repetition and Discontinuity’. Bloom starts by likening the notion of the anxiety of influence to Freud’s unheimlich, as the compulsion to repeat, the return of what is long-familiar and old-established but has been repressed. He goes on:

      “Either [the poet] sees too clearly, with a tyranny of sharp fixation, as though his eyes asserted themselves against the rest of him as well as against the world, or else his vision becomes veiled, and he sees all things through an estranging mist. One seeing breaks and deforms the seen; the other, at most, beholds a bright cloud.

      “Critics, in their secret hearts, love continuities, but he who lives with continuity alone cannot be a poet. The god of poets is not Apollo, who lives in the rhythm of recurrence, but the bald gnome Error, who lives at the back of a cave; and skulks forth only at irregular intervals, to feast upon the mighty dead, in the dark of the moon. Error’s little cousins, Swerve and Completion, never come into his cave, but they harbor dim memories of having been born there, and they live in the half-apprehension that they will rest at last by coming home to the cave to die. Meanwhile, they too love continuity, for only there have they scope. Except for the desperate poets, only the Ideal or Truly Common reader loves discontinuity, and such a reader still waits to be born.

      “Poetic misprision, historically a health, is individually a sin against continuity, against the only authority that matters, property or the priority of having named something first. Poetry is property, as politics is property. Hermes ages into a bald gnome, calls himself Error, and founds commerce. Intrapoetic relations are neither commerce nor theft, unless you can conceive of family romance as a politics of commerce, or as the dialectic of theft it becomes in Blake’s The Mental Traveller. But the joyless wisdom of the family romance has little patience for such minor entities as might entertain economists of the spirit. Those would be generous, little errors, and not grand Error itself. The largest Error we can hope to meet and make is every ephebe’s fantasia: quest antithetically enough, and live to beget yourself.
      […]
      “Most of what we call poetry – since the Enlightenment anyway – is this questing for fire, that is, for discontinuity. Repetition belongs to the watery shore, and Error comes only to those who go beyond discontinuity, on the airy journey up into a fearful freedom of weightlessness. Promethianism, or the quest for poetic strength, moves between the antinomies of thrown-ness (which is repetition) and extravagance (Binswangerian Verstiegenheit or poetic madness, or true Error).”


      Harold Bloom, The Anxiety of Influence (Second Edition) (Oxford: OUP, 1997), pp. 78-9.
      A voir aussi les considérations sur Hermes dans mythologie et celles sur misprision.

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      • #4
        Bon, il va falloir que quelqu'un se dévoue pour lire et faire un résumé de la version française car je ne trouve rien sur le net si ce n'est cette analyse

        Théologiques 8/2 (2000) 99-106

        Note sur pouvoir
        et interprétation

        Walter MOSER

        http://www.erudit.org/revue/theologi...2/005018ar.pdf

        La question du révisionnisme est donc étroitement liée à celle de
        l’interprétation. Le terme a une connotation négative, puisqu’il a été
        créé par ceux qui détiennent un pouvoir institutionnel — dans la plupart
        des cas dans le contexte de l’état moderne — pour discréditer justement
        ceux qui s’attaquent à ce pouvoir en proposant une lecture
        alternative d’un texte fondateur. Dans le domaine littéraire, le critique
        et théoricien Harold Bloom a revalorisé ce terme en proposant le
        paradigme positif d’une critique révisionniste. Ce qui nous intéresse
        ici, c’est le moment révisionniste qu’il intègre dans sa théorie de la
        poésie. Selon Bloom, la production de la poésie a lieu dans le contexte
        oedipéen qui voit un poète-fils — faible par définition — devoir faire
        face à un poète-père puissant. Le nouveau poète subit donc l’anxiété
        de l’influence de la grande oeuvre créée par son prédécesseur. Bloom
        dessine un parcours en six étapes qui retrace l’affranchissement du
        jeune poète de son « père » et son établissement à son tour comme
        poète fort. Il y a donc tout le long un enjeu de force et de pouvoir, et
        un risque concomitant d’écrasement.
        La première étape de ce parcours est la plus intéressante ici : comment
        le jeune poète pourra-t-il commencer par s’affirmer face à
        l’oeuvre qui menace de paralyser sa force créatrice? Par une lecture
        déviante qui opère un infléchissement minimal2. Bloom utilise les termes
        de misreading et misprision , et plus tard aussi misinterprétation
        pour nommer cet écart initial minimal qui marque cependant le pas
        décisif vers la propre oeuvre du poète-fils. Tout commence donc, en
        tant qu’interprétation, par une mé-lecture, une mé-prise délibérée. Et
        chez Bloom ce « tout » est une question de pouvoir en tant que force
        créatrice. Le moment décisif se joue dans le préfixe mis- (mé-) qui, en
        principe négatif, prend une valeur positive comme une contestation
        (minimale) nécessaire pour ouvrir le champ où viendra s’inscrire une
        affirmation propre.

        Quelque lourdement oedipienne que soit cette
        théorie, elle articule, dès sa première phase et avec une lucidité remarquable,
        le moment de l’exercice d’un pouvoir dans l’acte déviant de
        l’interprétation. Il n’y va pas d’un geste révolutionnaire, mais d’un
        enjeu de survie dans le sens d’une continuation de l’activité créatrice.
        À l’obsession oedipienne qui pèse sur cette théorie par ailleurs intéressante
        fait écho, dans le contexte nord-américain plus récent, une
        obsession plus générale du pouvoir. Elle colorie tout le débat sur la
        question de l’interprétation. C’est comme si le fait d’avoir reconnu
        l’enjeu de pouvoir dans tout acte d’interprétation obligeait les intellectuels
        à n’aborder l’herméneutique plus que sous le registre/signe du
        politique..

        2. Bloom adopte de Lucrèce (De Rerum Natura) le terme de clinamen
        pour dire cet écart minimal mais décisif.
        Il y a du JE / Zampano là-dessous ...

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        • #5
          Translation

          If anyone needs translation, when Houdini works on another gem...I can !

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          • #6
            Oh p......! pwhite, t'es un dieu!

            Merci Nash, pour avoir attiré notre attention là-dessus.

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            • #7
              INCROYABLE !
              Pwhite mériterait un message privé de MZD himself


              Message personnel :
              # 1 : Nash, même de loin, tu as toujours de si bons yeux pour dénicher les pépites. Sois béni !
              # 2 : merci O Docte Theope d'avoir appelé A LA GAAAAAARDE !
              # 3 : j'ai pas tout pigé de l'article en anglais, ni bien saisi si on pouvait se le dégoter en VF, ni ce que souhaite Nash. L'émotion, sans doute

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              • #8
                Originally posted by g@rp
                # 3 : j'ai pas tout pigé de l'article en anglais, ni bien saisi si on pouvait se le dégoter en VF, ni ce que souhaite Nash. L'émotion, sans doute
                Je ne veux rien en particulier, je pensais que ça pourrait être pas mal si quelqu'un pouvait se procurer la VF de "l'anxiété de l'influence" d'Howard Bloom et nous retranscrire les passages équivalents en français. Sinon, on peux toujours demander à centaure de délaisser cinq minutes centaurette pour tenter une traduction littérale des passages cités par pwhite ...

                Ce qu'il faut retenir en gros c'est que dans la démonstration de Bloom, c'est que le Dieu de la poésie n'est pas Apollon, mais le gnome chauve Erreur qui vit au fond d'une grotte. Plus loin il dit qu'Hermes est devenu avec le temps un gnome chauve (c'est sans doute pour ça qu'il n'a plus ses plumes à la cheville (cf Zampano)), s'appelle lui-même Erreur, et a fondé le commerce.

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                • #9
                  Originally posted by Nash
                  Originally posted by g@rp
                  # 3 : j'ai pas tout pigé de l'article en anglais, ni bien saisi si on pouvait se le dégoter en VF, ni ce que souhaite Nash. L'émotion, sans doute
                  Je ne veux rien en particulier, je pensais que ça pourrait être pas mal si quelqu'un pouvait se procurer la VF de "l'anxiété de l'influence" d'Howard Bloom et nous retranscrire les passages équivalents en français. Sinon, on peux toujours demander à centaure de délaisser cinq minutes centaurette pour tenter une traduction littérale des passages cités par pwhite ...

                  Ce qu'il faut retenir en gros c'est que dans la démonstration de Bloom, c'est que le Dieu de la poésie n'est pas Apollon, mais le gnome chauve Erreur qui vit au fond d'une grotte. Plus loin il dit qu'Hermes est devenu avec le temps un gnome chauve (c'est sans doute pour ça qu'il n'a plus ses plumes à la cheville (cf Zampano)), s'appelle lui-même Erreur, et a fondé le commerce.
                  OK. Aye, j'ai capté.
                  Avant de l'acheter, je vais héler certaine personne qui peut-être l'a sous la main...ou dans un carton :
                  PAAAAAAAAAAAGE98 ? PAAAAAAAAAAAAAAAAGE !

                  Comment


                  • #10
                    Originally posted by g@rp
                    Avant de l'acheter, je vais héler certaine personne qui peut-être l'a sous la main...ou dans un carton :
                    PAAAAAAAAAAAGE98 ? PAAAAAAAAAAAAAAAAGE !
                    Selon amazon, il n'y a pas l'air d'y avoir de version française (apparemment seulement "le principe de Lucifer" a été traduit). Il va falloir traduire ...

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                    • #11
                      ...

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                      • #12
                        Je ferai de mon mieux, mais faut avouer que même ayant lu le livre de Bloom plusieurs fois, je n’ai pas encore tout compris...

                        Je n'essayerai pas de traduire le passage (trop difficile pour moi). Voici un glossaire de quelques termes, tels que je les comprends:

                        ephebe=le jeune poète, le fils

                        clinamen (mot de Lucrece)= ‘Swerve’ ou ‘misprision’ (‘lecture déviante’ dans l’analyse posté par Nash); cf. “fortunes found in a swerve’, traduit par Claro p.143 ‘les bonheurs découverts dans un écart’. 'Swerve' (clinamen) semble être l'un des 'cousins' du gnome chauve Erreur; l'autre est 'Completion' (tessera).

                        'Clinamen' est la première étape parcouru par le poète dans la théorie de Bloom. Les autres sont: 2) 'tessera', qui est 'antithèse' ou 'achèvement' (Completion); 3) 'kenosis'= discontinuité; 4)'daemonization' (terme néoplatonique); 5) 'askesis', solitude et purification (du moi); 6) 'apophrades', le retour des morts - le poète 'crée ses précurseurs'

                        'Le gnome chauve Erreur qui se repait des puissants morts'

                        à mon sens cette personnification ne représente pas la ‘misprision’ telle quelle, mais plus généralement la lutte du poète avec ses prédecesseurs/ la victoire du nouveau poète; ou bien plus spécifiquement la ‘discontinuité’ ou le processus de ‘kenosis’ (mot de S. Paul ‘d'où le Christ est parlé en tant qu'ayant " s'est vidé " (RSV) et la forme humaine prise.’ L’Erreur est aussi ‘la folie poétique’ (Dionysienne, ou Prométhéenne?); il se trouve paradoxalement sous le signe de santé et de maladie (maladie parce que le gnome est vieux et chauve, et semble être une incarnation affaiblie d’Hermes, sans ailes). Erreur ne joue pas exactement le rôle d’Hermes dieu de commerce; il représente une irruption dans la logique de l’échange, le désordre.

                        A mon avis la personnification ne correspond pas étroitement à un seul aspect de la théorie de Bloom (‘misprision’, ‘kenosis’, ‘clinamen’); il s’agit d’une représentation allégorique plus complexe.

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                        • #13
                          Originally posted by pwhite
                          Je ferai de mon mieux, mais faut avouer que même ayant lu le livre de Bloom plusieurs fois, je n’ai pas encore tout compris...
                          Bon, ben si notre professeur de littérature anglaise capitule, on n'est pas arrivé ...

                          Pour faire avancer le schmilblick, une publication sur la création qui contient plein de référence à Bloom, Derrida, Wordsworth, Milton ou encore à la kabbale et au golem. A lire très reposé ...

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                          • #14
                            Originally posted by pwhite éminent lunguiste
                            Je ferai de mon mieux, mais faut avouer que même ayant lu le livre de Bloom plusieurs fois, je n’ai pas encore tout compris...
                            Eh ben tu mérites quand même trois sacs de carambars et trois autres sacs de notre nouvelle spécialité locale : les bretzels.
                            Et une bouteille de riesling pour faire couler tout ça

                            Comment


                            • #15
                              Originally posted by pwhite

                              'Clinamen' est la première étape parcouru par le poète dans la théorie de Bloom. Les autres sont: 2) 'tessera', qui est 'antithèse' ou 'achèvement' (Completion); 3) 'kenosis'= discontinuité; 4)'daemonization' (terme néoplatonique); 5) 'askesis', solitude et purification (du moi); 6) 'apophrades', le retour des morts - le poète 'crée ses précurseurs'
                              Bon, toujours rien de neuf sur ça en Français. Néanmoins, sur le net, on peut trouver des liens en Anglais qui expliquent la théorie développée par Bloom comme ici.

                              Pour ce qui est de Bloom en Français, je confirme qu'a priori le seul livre qui a été traduit est le "principe de Lucifer". Ce site en parle et fournit un lien pour lire les premiers chapitres en ligne.

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